La Ronde vous invite à rejoindre les artistes en colère

Rendez-vous demain Jeudi 1er avril au 104 à 10h

[104 rue d'Aubervilliers - M° Crimée]

De mouvement.net :

Mouvement
l’indisicplinaire des arts vivants
6, rue Desargues 75011 Paris

ÉDITO / CHRONIQUE
La manif se poursuit au 104 – L’édito de Jean-Marc Adolphe

Que faire, après la journée de mobilisation du 29 mars, pour ne pas finir comme rats en cage ? Faire de la politique. Par exemple : prendre collectivement la direction du 104 à Paris, à partir du 1er avril à 10 h. Et de là, tenter de faire école…

Face au Sénat, on s’est (un peu) défoulés. Comme au bon vieux temps de 2003, on (les manifestants du 29 mars « pour l’art et la culture ») a poussé un cri. Ça soulage, mais ça n’est guère efficace : les murs du Sénat sont épais, et le sénateur (de droite) est généralement un peu dur d’oreille. A l’issue de la manifestation, une délégation n’a été reçue que par des parlementaires de gauche (Jack Ralite, Catherine Tasca, Marie-Christine Blandin…) déjà acquis au mouvement de contestation de la réforme des collectivités territoriales et de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP). Sur ces deux points oh combien litigieux pour le monde de la culture (et pas seulement), le Premier Ministre a précisé dans un entretien au Journal du Dimanche, ce 28 mars, que les réformes seraient mises en œuvre. Normal : le gouvernement de Nicolas Sarkozy ignore la marche arrière (sauf sur la taxe carbone, mais là, c’est carrément l’embardée !). François Fillon précise même, en matière culturelle, ses intentions en matière de RGPP dans un édifiant courrier à Mme Françoise Miquel, contrôleur général auprès de Bercy : « Je vous demande de diriger une équipe d’auditeurs associant fonctionnaires et consultants privé pour examiner le ministère de la culture et de la communication et, le cas échéant, les opérateurs dont il exerce la tutelle. » Surprise : la requête va bien au-delà du non-renouvellement d’un départ sur deux à la retraite : « vos analyses devront examiner la pertinence du périmètre des actions de l’Etat et en évaluer les modes d’exercice pour déterminer si l’Etat est le mieux placé pour les prendre en charge. » Parmi les axes fixés par François Fillon : « la reconfiguration du secteur muséal », « l’externalisation des activités de surveillance générale et de magasinage sur certains sites », « la rationalisation du réseau des écoles du ministère », « l’optimisation de processus en matière de délivrance des licences d’entrepreneurs de spectacles et de gestion des subventions » ou encore « la réforme des modalités de l’intervention de l’Etat dans le secteur du spectacle vivant et le décroisement des interventions à Paris entre la Vile et l’Etat ». Au moins les choses sont claires ! La lettre de Fillon montre que le discours de vœux de Nicolas Sarkozy au monde de la culture, en janvier dernier, n’était qu’une vaste fumisterie ; et conforte les analyses développées dans le dernier numéro de Mouvement (« Culture : en attendant le crash »).

Une manifestation, si réussie soit-elle (4 à 5000 personnes à Paris ce lundi), ne suffira pas à enrayer un processus politique si destructeur. Il est fort à craindre, hélas, que, passée la « grande mobilisation » du 29 mars, chacun, dans les théâtres, centres d’art, etc., ne retourne vaquer à ses occupations. Que faire, alors ? Il ne sert à rien d’invoquer une méga-grève nationale dans la culture, où les salariés sont peu syndicalisés, et les artistes parfois trop « individualistes ». La réponse est simple ; faire de la politique, en lieu et place des appareils politiques qui ont cessé de faire de la culture un enjeu prioritaire de leur réflexion (de ce point de vue, la désignation par le Parti socialiste de Julien Dray à la Vice-présidence en charge de la culture et des nouvelles technologies au Conseil Régional d’Ile-de-France est suffisamment affligeante pour qu’elle se passe de commentaires). Inventer, donc, les formes d’une « coopérative politique », pour reprendre les mots lancés par Daniel Cohn-Bendit au lendemain des élections régionales.

Le CRACC (Comité régional d’action pour la culture et la connaissance en Ile-de-France), créé en novembre 2009, lance ainsi un appel pour écrire collectivement un « manifeste pour une politique culturelle alternative ». Rendez-vous de midi à minuit, le 10 avril, dans divers lieux de la région parisienne (CDN de Montreuil, MAC/VAL à Vitry-sur-Seine, Théâtre de l’Agora à Evry, Théâtre de l’Est Parisien, etc.) (1).
Mouvement, qui apporte son soutien à cette initiative, lance un autre chantier au Centquatre, établissement phare de la politique culturelle de la Ville de Paris, dont les premiers directeurs (Robert Cantarella et Frédéric Fisbach) ont démissionné, et qui se trouve pris aujourd’hui dans une tourmente autant budgétaire qu’existentielle. Nous y avons organisé, le samedi 20 mars, un « atelier des possibles » qui, à partir de la simple volonté de « produire de la rencontre », a soulevé bien des pistes de travail. Pour poursuivre ce chantier, nous avons trouvé un lieu : le Centquatre lui-même ! Considérant que ce lieu restera sans direction d’avril à juin, nous appelons à en prendre collectivement la direction. Rien de plus, rien de moins. Concrètement, une première assemblée générale constituante (d’un 104 « occupé ») a lieu ce jeudi 1er avril à 10 h. Après, on verra bien. Rien n’est programmé. Mais les idées sont là. En clamant « qu’un autre 104 est possible », il s’agit de faire école… Car sans une réappropriation collective, aujourd’hui même, des moyens de l’art et de l’action culturelle, l’impasse actuelle se referma sur nous tous comme une redoutable souricière.

Jean-Marc ADOLPHE

Mise sur orbite de la ronde‏

Le lundi 29 mars, jour de son premier anniversaire et à 20h exactement, la ronde infinie des obstiné-e-s sera lancée en orbite vers une destination inconnue. Elle rejoindra la métagalaxie des luttes sociales à venir et vous pourrez guetter son retour sur terre grâce à votre super microscope « blog de la ronde infinie ».

Rendez-vous à 18h devant le MRES.

Ce n’est qu’un au revoir, mes frères, oui, nous nous reverrons mes frères, et tra la lère…

Signé : Uranie

Lettre de la Ronde

Lundi 22 MARS : 3 RAISONS DE VENIR TOURNER DEVANT LE MINISTERE de 18 à 20h, 1 rue Descartes

  1. Fêter ensemble l’enterrement – probable – des espérances pécressiennes sur l’Ile de France
  2. Nous rappeler qu’il y a un an nous lancions la Ronde Infinie des Obstinés Place de grève
  3. Un 22 mars qui se fête, c’est toujours la possibilité d’un mois de mai qui s’enrage

Quelques photos de lundi dernier ici.

Valse, bal, ronde !‏

Sophie Jacotot, Petite Université Populaire de la Danse, conférence « Tourner », Chaillot, mars 2010 :

Par son caractère obsédant, la ronde peut être considérée comme une métaphore de l’enfermement, « on n’arrive à rien »…
Mais il faut souligner la force du collectif qu’elle impose, tous ses membres se trouvant à égalité, ainsi que son potentiel intégrateur.
D’une multitude d’individus, la ronde fait une communauté.

Avec le branle des danses de cour, la ronde ouvrait et fermait le bal…

Nous ne fermons pas le bal, Mme Pécresse, nous serons là, demain lundi 15, à tourner devant « votre » ministère de 18h à 20h, pour continuer à affirmer notre opposition à vos réformes…

- Demain Vendredi 12 mars 2010 : Journée de mobilisation dans l’éducation

Huit syndicats d’enseignants appellent les collèges et lycées à une journée nationale de grève et de manifestations le vendredi 12 mars pour protester contre les réformes dans l’Education. À l’appel de : Snalc-Csen, Snes-FSU, Snep-FSU, Snetap-FSU, SNFOLC, CGT Educ’action, Sud Education, et SNCL-FAEN.

Aujourd’hui les personnels de la petite enfance, demain le secondaire :  il est temps de se dégourdir les pieds !

Listes des R-V et manifestations de vendredi sur http://www.fabula.org/actualites/article36409.php

- Tous les lundi, la Ronde Infinie des Obstinés tourne de 18 à 20h, devant le Ministère, 1 rue Descartes, venez nous rejoindre !

- Photos de la ronde de lundi, en soutient aux travailleurs sans papiers : cliquez ici

« Allo, Tonton ? Je voulais te dire : chez nous, dans les facs, tout va bien. Les choses se mettent en place doucement, on va bientôt passer la frontière du Règne de la Concurrence Echevelée (RCE), de la marchandisation exacerbée, sans se faire remarquer. Y’en a bien des qui sont pas contents, ceux qu’ont d’jà passé la frontière. Y zont analysé la situation, paraît qu’c'est de la poudre explosive c’te LRU, rien de meilleur pour détruire l’université !
Mais toi, Tonton, tu tournes toujours ? C’est quoi c’t'histoire de tourner lundi 8 pour soutenir les travailleurs sans papiers en grève ? C’est quoi déjà l’adresse exacte ? Ah, 8 rue du Regard
Dis-moi, Tonton, pourquoi tu tournes ? On t’fait tourner en bourrique ? Feriez mieux d’filer droit… T’y penses à ta prime ?…
… Allo, Tonton, pourquoi tu tousses ? »

La Ronde Infinie des Obstiné-e-s ne tournera pas sans vous !

R/V chaque lundi à 18h 1 rue Descartes et

LUNDI 8 MARS à 18h, 8 rue du Regard, M° St Placide

Venez avec une gourmandise à partager avec les travailleurs sans papiers !!!

A vous revoir…

Lettre de la Ronde – 07.02.10

- Conférence de presse lundi 8 février à 14h, des résultats de l’enquête par questionnaire, menée à l’automne dernier, sur la précarité dans l’enseignement supérieur et la recherche publique.
Auditorium du CNRS, 3 rue Michel Ange, à Paris
(pour les détails, cliquez sur le lien suivant : http://www.precarite-esr.org)

- Des photos de Jean-Claude Saget à voir ICI

- « C’est ça, l’autonomie des universités » : deux articles de Rue89
Frais de scolarité : un diplôme plus cher est-il meilleur ?
A la fac de Metz, on recrute local, tant pis pour la loi Pécresse

Et rendez-vous tous les lundi de 18 à 20h
devant le Ministère, 1 rue Descartes.

La Ronde tourne, mais elle ne peut pas tourner sans vous…

Deux rdv de la Ronde

Aujourd’hui même : Manifestation Nationale pour l’Education le 30 janvier

pour lire l’appel de FSU c’est ICI
PLACE DENFERT ROCHEREAU – 13H30

Pour info : SLU se regroupera côté Gare du RER

————————

LUNDI 1er Février de 18h à 20h
Comme tous les lundis, la Ronde s’obstine à manifester son refus

  • de la mastérisation des concours
  • de la casse du service public en général
  • de l’éducation et de la recherche en particulier
  • de la perte de démocratie à l’Université et dans les organismes de recherche

Pas un mot à changer à la lettre ouverte à Valérie Pécresse postée le 10 novembre !

RV devant le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
1 rue Descartes

Photos du lundi 25 Janvier

Ronde de lundi 18

Le prochain rendez-vous de la ronde aura lieu
lundi 18 janvier à 18h devant le Ministère

1 rue Descartes (métro ligne 10 – Cardinal-Lemoine)


D’ici là, vous pouvez consulter les photos de lundi dernier sur l’album Picasa de Jean-Claude Saget.

A lundi !

Lettre de la Ronde

Dans son numéro spécial du genre « ce qui aura compté sur les 10 premières année du millénaire » (janvier 2010), l’Humanité Dimanche ne nous oublie pas :
Universités en lutte. La ronde des obstinés.
Tout au long du premier (!) semestre, le plus long conflit jamais vu enflamme les universités françaises, concernant le statut des enseignants chercheurs et la loi sur l’autonomie des universités. Le gouvernement ne lâche rien.
(p. 75)

Dans Siné-Hebdo du 30 déc. un dessin de Chimulus représente une table ronde d’universitaires en rogne, lisant un papier l’un d’eux déclare « Valérie Pécresse nous cherche ! », un autre répond « Eh bien, elle va nous trouver ». Un naïf se retourne vers son camarade de gauche pour rétorquer : « Elle cherche mieux que nous alors ?? »

Vu aussi dans Le Monde Magazine du 25 décembre, l’article ENSEIGNEMENT RÉFORME DES UNIVERSITÉS/Les profs inventent la contestation festive, rappelant : En revanche, sur la réforme de la formation des enseignants du primaire et du secondaire, les universitaires restent vent debout. Et, depuis mi-novembre, chaque lundi, la « Ronde des Obstinés » est repartie

Nous souhaiterons une exécrable année à notre ministre lundi 11 janvier

R/V à 18h devant le Ministère, 1 rue Descartes

(métro ligne 10  – Cardinal-Lemoine)

Venez nombreux et à l’heure, car nous ne tournerons pas peut-être pas très longtemps…